dimanche 15 avril 2012

Le Nom de la rose, Umberto Eco


Petits détails : 


 Vol  n° 543p
Destination : Entre Provence et Ligurie
Descriptif :  Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d'hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept jours.




Mes Impressions sur le voyage :


Le Nom de la rose était un des romans qui hantaient ma wish-list et que je souhaitais impatiemment  lire depuis quelques années.  Malheureusement, le temps me manquait et je commençais à croire que je n'aurais pas de sitôt l'occasion de percer le mystère du fameux best-seller. Heureusement mes grands parents ont eu la lumineuse idée de remédier à ce manque et à Noël dernier, j'ai déballé enchantée le tant attendu manuscrit.
Un peu moins de trois mois plus tard, je venais de clore le chapitre sur la chrétienté médiévale au lycée et je me suis dit que c'était le bon moment pour me lancer puisque j'étais déjà imprégnée par l'époque du roman et le moins que l'on puisse dire c'est que je ne l'ai pas regretté, avoir quelques notions sur cette période charnière m'a été d'une aide précieuse pour comprendre l'atmosphère du récit.
Donc voilà c'est dans ce contexte plus que favorable que j'ai entamé la lecture de ce Nom de la rose


Par où commencer pour vous livrer mes impressions sur cette énigmatique aventure ..?
Bon commençons par le commencement (pour être original ^^). Je pense que c'est parce que j'étais tellement impatiente de découvrir l'intrigue que j'ai été un peu refroidie par l'entrée en matière assez longue et fastidieuse. 
Mais après une petite cinquantaine de page, je suis rentrée dans l'histoire, dès ce tournent j'étais incapable de refermer le roman et chaque soir je me faisais violence pour le reposer sur la table de nuit. J'étais complètement accro, je m'étais prise au jeu, je suivais les deux héros comme leurs ombres. Adso, ce jeune novice tiraillé par son futur statut de moine et les questions existentielles qui submergent un jeune de son âge et Guillaume de Baskerville, moine franciscain au passé trouble d'inquisiteur dont l'intelligence pragmatique et la foi seront mises à rude épreuve au cours du récit. 
J'étais troublée par les moines, tour à tour effrayants et captivants mais toujours mystérieux par leurs paroles énigmatiques. La bibliothèque, paradis et enfer de l'abbaye, clé de l'intrique, m'a fascinée. Eco a su en faire le lieu de toutes les convoitises qu'elles soient des hommes d'Eglise où du lecteur, en la rendant impénétrable au plus grand nombre et ensorcelante par les secrets obscurs qu'elle renferme.


Le rythme haletant imposé par la découpe du roman est une des clés de l'engouement que m'a suscitée l'oeuvre. En effet le manuscrit est divisé en sept journées et chaque journée en périodes correspondant aux heures liturgiques (Matines, Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres et Complies).
 Ajouté à cela les passages fréquents en latin, qui je l'avoue peuvent en freiner certains mais qui pour moi ont été un véritable plaisir car je les ai quasiment tous compris sans aide ( petite récompense pour une latiniste depuis le collège).   
Sans oublier, une intrigue policière magistralement menée du début à la fin, ponctuée de crimes les uns plus invraisemblables que les autres autres et de mystères à la fois troublants  et prodigieux, qui fait du Nom de la rose l'un des plus grands polars historiques de tous les temps. 
Et une fin rocambolesque qui clot le recit sur cette phrase sibylline "Stat rosa pristina nomine, nomina nuda tenemus" (La rose des origine n'existe plus que par son nom, et nous n'en conservons plus que des noms vides).

Vous aurez surement deviné mon avis plus que positif sur ce brillant, fascinant et captivant roman qui reste, à mon humble avis, incontournable pour tous les amateurs de polars, d'Histoire et même de religion.
C'est un véritable coups de coeur.
Optime !!!
Je vais pouvoir enfin visionner l'adaptation ciné...


Extraits du voyage :


"Laisse parler ton coeur, interroge les visages, n'écoute pas les langues..."

"Les faiblesses des méchants sont les mêmes que celles des Saints."

"Ce sont les inquisiteurs qui créent les hérétiques."

"Personne ne nous impose de savoir. Il le faut un point c 'est tout, fût-ce au prix de mal comprendre."


L'auteur : 


Né dans le Pièmont en 1932, titulaire de la chaire de sémiotique de l'université de Bolgne, Umberto Eco a enseigné à Paris, au Collège de France ainsi qu'à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm. Il est l'auteur de plusieurs romans dont le Nom de la rose qui lui a valu le Prix Médicis étanger en 1982 et a été classé par Le Monde dans les 1o0 livres les plus représentatifs du XXe siècle. Il a aussi publié de nombreux essais, dont Comment voyager avec un saumon et A reculons comme une écrevisse.

Les avis des autres voyageurs sont ici
Livre prit en compte pour le challenge Polar Historique.


6 commentaires:

  1. Quel magnifique article! Merci pour ta participation!

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  2. Mais de rien, merci à toi pour ce génial challenge !!

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  3. Un très bon livre, qui a su me captiver...l'érudition de l'auteur est quand même hallucinante, on sent que Eco maîtrise son sujet à la perfection...ça peut rendre le livre un peu ardu par moment (je pense notamment aux passages tout en latin) mais dans l'ensemble, l'histoire se déroule avec une telle fluidité que c'est un plaisir !! :)

    Super souvenir de lecture, pour moi !! Apparemment, c'est un livre qui t'a aussi marquée positivement...

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    Réponses
    1. C'est vrai que pour les non latinistes il faut s'accrocher mais franchement c'est un pur régal

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  4. Beau billet que le tien. Je suis aussi enthousiaste que toi : un très bon roman, grand classique, certes un peu ardu (je me souviens notamment d'un très difficile débat sur la pauvreté du Christ), mais au final passionnant, intelligent, bien écrit. Un roman souvent imité, jamais égalé!

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