samedi 1 septembre 2012

Ensemble, c'est tout, Anna Gavalda (LC)

Petits détails : 


Vol  n° 573p
Destination : Paris
Descriptif : " Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents ? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes...
Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... " Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés... Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.


Mes Impressions sur le voyage :


Ah Ensemble, c'est tout que de souvenir avec toi. Des soirées avec ma maman où les larmes et les sourires se succédaient face aux péripéties de tes anti-héros, aux allusions glisser dans les débats en cours de français (je me rappelle notamment d'un "Seul, c'est tout") tu fais parti de mes films (et maintenant livres) cultes. 
Culte notamment pour un passage que j'ai depuis pas mal de temps dans la tête et maintenant sur un pan de ma chambre : 
 - Tu as raison, on ne va pas y arriver... Il vaut mieux que tu te casses, mais laisse-moi te dire deux choses avant de te souhaiter bonne route : La première, c'est à propos des intellectuels justement... C'est facile de se foutre de leur gueule... Ouais, c'est vachement facile... Souvent, ils sont pas très musclés et en plus, il n'aiment pas ça, se battre...Ça ne les excite pas plus que ça les bruits de bottes, les médailles et les grosses limousines, alors oui, c'est pas très dur... Il suffit de leur arracher leur livre des mains, leur guitare, leur crayon ou leur appareil photo et déjà, ils ne sont plus bons à rien ces empotés... D'ailleurs, les dictateurs, c'est souvent la première chose qu'ils font : casser les lunettes, brûler les livres ou interdire les concerts, ça leur coûte pas cher et ça peut leur éviter bien des contrariétés par la suite... Mais tu vois, si être intello ça veut dire aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre comment tout ça tient debout et tenter de se coucher un peu moins con que la veille, alors oui, je le revendique totalement : non seulement je suis une intello, mais en plus je suis fière de l'être... Vachement fière, même... Et parce que je suis une intello comme tu dis, je ne peux pas m'empêcher de lire tes journaux de moto qui traînent aux chiottes et je sais que la nouvelle béhème R 1200 GS a un petit bidule électronique pour rouler avec l'essence pourrie...
Je vous direz juste que j'ai accompagné cet extrait d'un "Je suis moi et alors !"

Donc voilà la plus part des raisons pour lesquelles ce roman d'Anna Gavalda se trouve dans ma PAL.
Alors quand Lux Oxa a proposé une LC sur ce livre je n'ai pas hésité une seconde : je me suis inscrite.

Nous voilà à l'heure des compte, ce roman a-t-il était à la hauteur des souvenirs intarissables que m'a laissée son adaptation ciné ? je pense que vous avez déjà la réponse mais laisser moi la développer.  


Alors tout d'abord Ensemble c'est tout c'est l'histoire de quatre anti-héros, tous plus paumés et attachants les uns que les autres. 
Il y a Philou, Philibert Marquet de Tubelière, aristocrate coincé dans son appart gigantesque donnant sur le champ de Mars. Philou c'est le gentilhomme type du 19ème siècle , galant, courtois, cultivé et prévenant sauf qu'il vit au 21ème siècle et qu'aujourd'hui il passe pour un plouc ! Il vend des cartes postales devant le Louvre tout en rêvant aux grands portraits qui reposent derrière lui. Ces grands portraits il en connaît des tonnes sur eux, sur leurs modèles et leurs vies, il pourrait même en vivre de son savoir sauf que Philou est un grand timide et la seule idée de s’adresser à un public le fait bégayer. La faute à qui tous ça, à son éducation trop stricte, à son enfance isolée mais à son père surtout !
Et puis un jour Philou ouvre les portes de son appartement à un coloc :  Franck. Lestafier pour les collègues. Franck c'est le motard un peu bagarreur, écorché par la vie qui survit grâce au filles et à sa passion, la cuisine. Oui Franck est cuisinier, c'est la cuisine que l'a sauvé de ses connerie de jeunesse et en attendant il le lui rend bien, il perd son énergie et sa vie à trimer derrière les fourneaux. Et il aime ça car il est doué mais surtout parce quand il cuisine il oublie tout. Il oublie sa mère qui l'a abandonné comme un chien, son enfance dans un bled paumé et la seule chose qui lui reste : sa grand mère qui dépérit dans son jardin. 
Paulette justement. Paulette Lestafier, la mamie de Franck, elle donnerait tout pour son petit gars. Son garçon à elle qu'elle a vu grandir puis dépérir loin de sa mère, sa fille à elle qu'elle aurait aimé retenir et ne pas haïr. Paulette vit dans son monde son petit coin de paradis, son éden : son jardin ! Elle y a mis tout son amour pour Franck, toutes ses peines pour son mari, toute sa vie quoi ! Elle y respire les parfum d'été, y cultive son potager, y cueille ses bouquets, y tombe aussi... Car oui Paulette n'est pas toute jeune et elle le sais bien mais elle ne veut pas quitter sa belle maison fleurie et son chat, elle ne veut pas s'éloigner encore plus de son petit Franck alors elle cache ses bleus et ses tristesses derrière ses hortensias.
Un soir d'hiver Philou croise devant son immeuble Camille. Camille Fouquet petite trop petite, frêle trop frêle, demoiselle qui vit au septième, sous les combles, dans un placard à balais. Camille aurait pu s'offrir mieux s'il elle avait voulu, elle avait l'héritage se son père mais utiliser cette argent c'était comme tuer une seconde fois son papa. Un papa qui lui a tellement manquer durant ses longues années de calvaire, seule avec sa mère suicidaire puis dépressive qui la méprise comme elle respire et qui se nourrit des chagrins de sa fille pour survivre. Camille avait son don aussi pour s'en sortir. Mais elle n'y arrivait plus, elle ne pouvait plu tenir un crayon dans sa main sans frissoner, elle qui avait tant de talent. Une artiste une vrai artiste torturée voilà ce qu'était Camille comme le lui disait son ami galeriste de renom. Oui mais voilà elle ne pouvait plus dessiner, même une esquisse, même un croquis plus rien. Alors pour ne pas perdre ses précieux doigts dans cet hiver glacial Camille était devenue femme de ménage, technicienne de surface comme elle se plaisait à le dire. Ce n'était pas un boulot de rêve mais au moins elle avait chaud la nuit dans les bureaux et elle pouvait dormir le jour et se nourrir à l'occasion. 


Et puis un jour tout ce beau monde s'est retrouvé à cohabiter ensemble et là plus rien n'a jamais était pareil. 

Car Ensemble c'est tout c'est surtout l'histoire de ces destins qui vont se mêler. Les destins de quatre personnes à qui la vie va faire un cadeau pour se racheter de leur en avoir fait baver. 

Dans le livre on trouve cette phrase :  "Il n'est pas de chagrin qu'un livre ne peut consoler."
Et maintenant je peux dire que c'est vrai, j'ai surmonté ma peine en lisant ce fabuleux roman.

Un indéniable coup de coeur !

Petit Bonus :

Ensemble, c'est tout c'est aussi un film avec des acteurs formidables : Audrey Tautou, Françoise Bertin, Laurent Stocker (César du meilleur espoir masculin pour le rôle de Philibert) et Guillaume Canet (Prix du Meilleur acteur au festival du film de Cabourg et NRJ Ciné Award du meilleur acteur français).
Et en cherchant quelques images du film , je suis tombée sur les affiches étrangères. Petit aperçue assez marrant : 



Extraits du voyage :


"-Tu crois que c'est comme tes mines de crayon. Tu crois que ça s'use quand on s'en sert.
-De quoi ?
-Les sentiments."

"Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences..."

L'auteur :


Anna Gavalda est une femme de lettres française, née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt.
Trois de ses livres sont devenus des best-sellers, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part réimpressions et traduit dans 27 langues s'est vendu à 1 885 000 exemplaires, Je l'aimais à 1 259 000 exemplaires et Ensemble, c'est tout à 2 040 000 exemplaires.


Merci à Lux Oxa d'avoir ouvert ce Topic LC 


Les avis de mes compagnons de voyage :

Lux Oxa, Faustine, Nekotenshi et Salsera15

Les avis des autres voyageurs sont ici.





10 commentaires:

  1. Tu nous fait une très belle chronique. J'avais énormément aimé le livre et le film! Ca me donne d'ailleurs envie de le revoir!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci j'ai voulu faire une chronique digne de mon coup de coeur ! Et moi aussi j'ai envie de revoir ce film qui me rappelle pleins de bons moments.

      Supprimer
  2. ce livre a l'air vraiment sympa ! :D Le film aussi d'ailleurs :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Super oui ! Mais comment tu n'as pas vu le film ? Toute bonne fille qui se respecte se doit de l'avoir vu ! C'est culte ! C'est comme Titanic, La Boum, Dirty Dancing... Il faut absolument que tu regardes ça !

      Supprimer
  3. Wouahou ! Je dois bien dire que je suis scotcher ! Ta chronique est super, je suis contente que tu ais adoré :) Merci d'avoir participé, pardon d'être une piètre organisatrice et puis apparemment il me tarde de voir le film alors ! ^^

    RépondreSupprimer
  4. Merci d'avoir organisé cette LC et non tu est super en organisatrice sa arrive à tout le monde d'être débordée j'attend ton avis avec impatience.
    Et oui tu doit me promettre de voir le film le plus rapidemment possible !

    RépondreSupprimer
  5. Magnifique chronique, on voit que tu as vraiment adoré ce roman :)

    La mienne a l'air minable à-côté, et pourtant je l'ai beaucoup aimé aussi :D

    La force de ce livre c'est qu'on se prend nous-mêmes une claque à certains moments, à travers la réflexion d'un personnage à un autre, on se dit "Tiens mais au fond, c'est pas faux..."

    Tout à fait d'accord aussi avec la phrase que tu cites : "Il n'est pas de chagrin qu'un livre ne peut consoler." Je crois même que ça va devenir l'une de mes devises :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais non la tienne est super aussi, j 'étais vraiment inspiré donc ça aide !
      Cette phrase est sublime je trouve et je ne lasse pas de l'écrire...

      Au plaisir d'une autre LC ensemble.

      Supprimer
  6. J'adore ta chronique, elle est superbe!! Moi aussi j'avais eu un gros coup de coeur pour ce livre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup !
      Et moi j'adore ton pseudo !

      Merci de ta visite

      Supprimer

Prenez votre passeport et envoyez moi une carte postale ...

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.